Parce que nous voulons être responsables vis-à-vis de nos contemporains comme des générations futures de l’impact de notre activité sur tout milieu -naturel ou humain- nous faisons de l’environnement un critère majeur. Le crématorium du Père Lachaise s’est engagé dans cette démarche volontariste d’amélioration continue afin de maîtriser et minimiser son impact environnemental et prévenir les accidents. Notre engagement en faveur de l’environnement est reconnu dans le cadre de notre certification ISO14001 depuis 2008. Des procédures internes ont été mises en place afin d’assurer une parfaite traçabilité de l’ensemble de nos activités.

La récupération de la chaleur
 La filtration des fumées générées par les crémations nécessite un refroidissement des effluents de 800°C-900°C à 150°C-200°C environ. L’énergie récupérée (calories) suite au refroidissement des fumées est utilisée, en partie, pour le chauffage du bâtiment.

L’enjeu est double :

– Dissiper moins d’énergie dans l’atmosphère et ainsi minimiser notre empreinte en gaz à effet de serre ;

– Limiter le fonctionnement de la chaudière du bâtiment et ainsi réduire la consommation d’énergie fossile.

Le crématorium du Père Lachaise a opté, en 2008, pour cette solution après une démarche éthique réfléchie.

La récupération des métaux
 La récupération des métaux est un enjeu avant tout sociétal pour notre société, mais également environnemental. Le recyclage des métaux a une utilité indéniable, il permet de préserver les ressources de la planète et de minimiser l’impact de leur extraction et de leur traitement. 

En effet, de plus en plus de défunts sont porteurs d’implants métalliques à la suite d’opération de chirurgie orthopédique. Ces éléments sont constitués de métaux rares ou précieux (titane, par exemple), valorisables dans le rite de la crémation contrairement au rite de l’inhumation (éléments inhumés et non traités). 

Depuis 2003, les crématoriums du Père Lachaise et de Champigny-sur-Marne font appel à un collecteur spécialisé qui recycle ces métaux et verse, en retour, une redevance. La recette était intégralement reversée à trois associations pour leurs œuvres au bénéfice des familles en deuil : Vivre son deuil, Le collectif des morts de la rue et l’Association nationale crématiste.
Depuis 2011, afin de soutenir des projets émanant d’autres organismes, l’intégralité des sommes perçues est reversé à la Fondation Services Funéraires – Ville de Paris. Son objet est de financer des associations, des chercheurs, des actions qui:

– œuvrent pour le soutien des familles en deuil, les obsèques des indigents et des personnes dépourvues de ressources suffisantes;

– effectuent des recherches et des études sur le deuil, les obsèques et le funéraire en général. 

Là encore, cette demande s’inscrit dans un cadre éthique et responsable sur le plan de l’environnement. Les chercheurs, associations (…) peuvent soumettre des projets et des demandes de subventions à la Fondation. Ceux-ci sont examinés deux fois par an, par le comité exécutif de la Fondation et soumis au vote. S’agissant des associations, les projets doivent concerner essentiellement le deuil et le soutien aux personnes endeuillées. S’agissant des projets de recherche, les cinq axes privilégiés sont :

  • Pratiques Funéraires et Ecologie.
  • La mort périnatale,
  • Les morts sans corps (disparitions, dons du corps, etc.),
  • Les rites funéraires.
  • Le deuil.
Performances environnementales
Les dispositifs de filtration des fumées émises par les appareils de crémation du crématorium permettent d’obtenir des performances environnementales remarquables.

Les dernières analyses des rejets des effluents atmosphériques ont été réalisées au crématorium du Père Lachaise en octobre 2017. Cette campagne, à réaliser tous les deux ans, a été menée par l’organisme de contrôle CERECO, accrédité COFRAC disposant de toutes les habilitations et certifications nécessaires pour la réalisation de ces analyses. Le tableau ci-dessous reprend les données constatées :

POLLUANTS SYMBOLES EXIGENCES ACTUELLES* EXIGENCES FUTURES** DERNIERES ANALYSES DU PERE LACHAISE***
POUSSIERES   < 100 mg / Nm3 < 10 mg / Nm3 3,408 mg / Nm3
MONOXYDE DECARBONE CO < 100 mg / Nm3 < 50 mg / Nm3 13,22 mg / Nm3
OXYDES D’AZOTE NOx < 700 mg / Nm3 < 500 mg / Nm3 302,32 mg / Nm3
COMPOSES ORGANIQUES VOLATILES COV < 20 mg / Nm3 < 20 mg / Nm3

 

01 mg / Nm3

ACIDE CHLORHYDRIQUE HCL < 100 mg / Nm3 < 30 mg / Nm3 22,792 mg / Nm3
DIOXYDE DE SOUFFRE SO² < 200 mg / Nm3 < 120 mg / Nm3 20,128 mg / Nm3
MERCURE HG   < 0,2 mg / Nm3 0,0658 mg / Nm3
DIOXINES ET FURANES PCDD et PCDF   < 0,1 ng / Nm3 0,00661 ng / Nm3
*arrêté du 25 avril 1995

**arrêté du 28 janvier 2010 applicable le 16 février 2018 

*** moyenne pondérée des rejets de polluants des dispositifs de filtration Ouest et Est.

1: Pour contrôler le mode opératoire de prélèvement, un blanc de prélèvement doit être réalisé au moins avant chaque série de mesurage ou au moins une fois par jour. La durée moyenne de prélèvement doit être utilisée pour calculer la valeur du blanc. Le blanc de site doit être inférieur à 10% de la valeur limite d’émission. Si la valeur de mesurage calculée est inférieure au blanc de site, le résultat de la valeur mesurée est reporté comme égal au blanc de site (Cf  « Exigences spécifiques qualité de l’air – Emissions de sources fixes » – document LAB REF 22 révision 02: 2015).  

Consultez le rapport CERECO sur les rejets atmosphériques du dispositif de filtration Est

Consultez le rapport CERECO sur les rejets atmosphériques du dispositif de filtration Ouest